09 octobre 2014

De l'apesanteur

Au premier regard, tout distingue Monsieur Hollande de Monsieur Sarkozy. Ancien élève surdoué qui enchaîna HEC, Sciences Po et l’Ena dont il est sorti dans la botte, Monsieur Hollande a passé une longue partie de sa vie politique à cacher sa qualité intellectuelle derrière un physique de Benny Hill et des exercices successifs de synthèse socialiste laissant de lui l’image d’un entremetteur permanent entre courants et éléphants de son parti. Ancien élève médiocre, au parcours universitaire banal, organisateur des réunions du... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 12:00 - Commentaires [0] - Permalien [#]

25 septembre 2014

De la mortalité des nations

L’émergence d’un nationalisme écossais doit bien davantage à l’actualité récente qu’au passé lointain. L’histoire croisée de l’Ecosse et de l’Angleterre est depuis son origine, ambiguë, faite de liens se nouant et se dénouant, entre familles régnantes, entre familles nobles et entre familles tout court, entrecoupée de guerres et de paix. Au XVIème siècle, la France alliée traditionnelle de l’Ecosse finit par lasser par sa trop grande présence. La Réforme religieuse qui s’imposa, différemment certes mais s’imposa quand même dans... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 09:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
11 septembre 2014

De l’albatros

Beaucoup connaissent l’image baudelairienne de l’albatros. Elle s’adapte parfaitement à Monsieur Hollande, magistral à l’extérieur, chahuté à l’intérieur. La politique étrangère de Monsieur Hollande est la mieux conduite de celles que la France a connues depuis longtemps. Monsieur Chirac a sans doute eu raison de ne pas entraîner la France une deuxième fois en Irak. Il a cependant eu grand tort de s’agiter avec Messieurs Poutine et Schroeder –le deuxième déjà en quête auprès du premier de sa sinécure d’après chancellerie- et avec... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 août 2014

De l'illusion du frisson

Tout un chacun qui est allé à l'école sait qu'à trop méconnaître l'autorité du maître, on finit au piquet avec son ou ses compagnons de chahut. Tout un chacun qui connaît l'abécédaire du droit du travail, sait que le dénigrement de son employeur peut être une cause de licenciement, voire une faute grave. Il n'y a que l'univers politique qui semble ignorer ces règles de bon sens. Ainsi, Monsieur Chirac encore premier ministre s'érigeait en critique de Monsieur Giscard d'Estaing alors Président de la République. Mal lui en prit, car... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]
14 août 2014

De Gribouille

De Gaulle dans le Fil de l'Epée comparait les Français si ordonnés dans leur tête et si confus dans leurs actes aux Allemands pour lesquels son constat était rigoureusement inverse.A mi-mandat ou presque, la politique intérieure de Monsieur Hollande illustre cette appréciation des Français jusqu'à la caricature.Monsieur Hollande est arrivé à l'Elysée, non seulement en une période de déficit à combler et de production industrielle en déclin, mais de façon plus fondamentale à un moment où l'illusion d'un retour possible des années... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 09:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]
31 juillet 2014

Du Ventre Fécond

Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde écrivait Bertolt Brecht. Le souvenir du second conflit mondial laissait à penser que l’Europe était définitivement guérie de l’antisémitisme pour avoir vu le massacre des innocents et pourtant l’actualité nous montre l’inverse. Le conflit du Moyen-Orient est un conflit entre nations étrangères sur lequel chacun est libre d’avoir une ou des idées et de les exprimer, comme chacun l’est de le faire à propos de la guerre civile en Syrie autrement plus meurtrière, de l’enlèvement de... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 juillet 2014

De la Trêve

Au risque d’enfoncer avec vigueur une porte largement ouverte, observons qu’aucune paix n’est aujourd’hui possible entre Israël et les Palestiniens toutes tendances confondues, au sens du moins que l’on donne au mot paix, d’un accord global mettant définitivement fin à un conflit. L’impossibilité est double. Elle est d’abord politique en ce qu’aucune partie n’est prête à renoncer à ses dogmes. Jérusalem, le retour ou non des Palestiniens, le tracé des frontières, les contraintes de sécurité, ne sont pas des thèmes de discussion en... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 juillet 2014

Du hasard et de la fatalité

Hasard ou fatalité, depuis six cents ans à tout le moins, entre la dixième et la vingtième année de chaque siècle, le monde ou plutôt l’Europe bascule dans un temps nouveau, pour le pire ou pour le meilleur. En 1415, les armées d’Henri V d’Angleterre débarquent en France et commencent le second volet de la Guerre de Cent Ans.  En 1515, François 1er monte sur le trône de France et en 1519 Charles Quint devient Empereur et ensemble ils peuvent commencer le conflit multiséculaire qui opposera la France aux Habsbourg. En 1618, la... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 juin 2014

De la Primaire

Beaumarchais dans “Le Mariage de Figaro“ ironisait sur l’anglomanie de son temps. Nous pourrions faire de même aujourd’hui à propos de l’engouement des politiques pour la pratique américaine des primaires. Certes celle-ci fonctionne bien outre-Atlantique mais si l’on observe les régimes parlementaires européens on s’aperçoit que les partis y désignent un dirigeant et une équipe et que ceux-ci bénéficient généralement d’un temps d’opposition pour mettre au point un programme qu’ils s’évertuent à appliquer lorsqu’ils accèdent au... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 09:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]
05 juin 2014

Du Pigeon

Il y eut deux moments consternants le dimanche 25 mai 2014 au soir : les résultats du Front National et les commentaires qui les ont accompagnés, les seconds l’emportant en termes d’inquiétude sur les premiers ! Les élites –entendez par là ceux dont essentiellement le talent et un peu la bonne fortune ont mis en position de prendre des décisions dont les effets concernent une partie à tout le moins importante de leurs concitoyens- les élites donc, font immanquablement penser aux pigeons. Ces derniers sont des animaux... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]