10 décembre 2015

Des Retours d’Elections

Le Figaro fit sa Une de samedi sur l’importance qu’il attachait au scrutin régional mais à en juger par le taux d’abstention, l’incantation est demeurée sans écho. Trop d’élections tuent l’élection et on ne peut sérieusement penser mobiliser l’électorat pour des élections départementales en mars puis des élections régionales en décembre alors qu’une année auparavant, il était déjà invité à voter à des élections européennes. Peu d’électeurs connaissent les compétences respectives de ces assemblées qui ressemblent de plus en plus à des... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]

26 novembre 2015

Du Chagrin et de l’Essentiel

  Un peu plus de neuf mois ont séparé les attentats de janvier de ceux de novembre. Les enfants conçus au moment des premiers avaient à peine un mois au moment des seconds: triste début. Il faut neuf mois, dit-on souvent, pour faire un homme ou une femme et un jour pour les tuer. Chacun sait qu’il faut bien plus de neuf mois pour faire d’un enfant, un adulte et chacun a pu vérifier qu’il suffisait d’un moment pour le tuer. De temps immémoriaux, les guerres ont fauché le blé en herbe et celle-ci ne fait pas exception. Cette... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:13 - Commentaires [1] - Permalien [#]
12 novembre 2015

D’un fauteuil pour deux

Loin du coup d’état permanent cher à Mitterrand, le pays s’engonce dans la campagne électorale continue. A peine élu, le Président, son entourage, ceux qui attendent du Prince quelques prébendes ou privilèges, réfléchissent à la façon de prolonger l’aubaine, arrimant réflexions et actions au temps court du calendrier électoral, loin du temps long de l’Histoire. L’invention des primaires, c’est-à-dire du décrochage de la direction du parti et de la position de prétendant au trône, fut la trouvaille d’excellence qui sous couvert... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
29 octobre 2015

De l’Heure et du Temps

Deux fois chaque année, le Prince change l’Heure. Le prétexte est celui de l’économie d’énergie. Ainsi pendant l’été, Paris se trouve à l’heure de Varsovie et l’hiver à celle de Berlin. La mesure étant européenne, un esprit chagrin pourrait se demander pourquoi le besoin d’économies décroît à mesure que l’on se dirige vers l’est. Si le raisonnement servi à l’appui de la mesure était sérieux, Berlin devrait être à l’heure de Varsovie et Varsovie à celle de Moscou. Varsovie à l’heure de Moscou est historiquement provocant mais pas... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
15 octobre 2015

Du Petit Chaperon Rouge

Françoise Giroud pensait que le féminisme aurait triomphé lorsque des fonctions importantes seraient confiées à des femmes incompétentes. Que son âme vogue en paix dans les nuages. A en juger par la dernière saillie de Madame Vallaud-Belkacem, nous y sommes presque. La Ministre veut interdire le Petit Chaperon Rouge car le récit de cette petite fille, de rouge vêtue, allant voir sa grand-mère et finissant dans la gueule du loup serait sexiste. Bientôt la Ministre voudra interdire la Belle au Bois Dormant parce que le récit d’une belle... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
01 octobre 2015

De Ali Mohammed al-Nimr, du ciel et du sol

Le politique, entendons par là la personne qui fait métier de s’agiter dans le bocal politique, se pense investi d’une compétence l’autorisant à parler de tout et faisant obligation au citoyen de l’écouter. Depuis que le Moyen Orient est à feu et à sang, l’élu de base qui par exemple peine à se rendre à l’Assemblée Nationale tellement il est occupé par les comices et autres réjouissances de sa circonscription, se croit expert militaire et fin connaisseur du conflit. Lui et ses collègues débattent de savoir si l’Occident doit... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 12:58 - Commentaires [0] - Permalien [#]

17 septembre 2015

De la leçon posthume de Stanley Hoffmann

Stanley Hoffmann s’en est allé sans attendre l’automne. Sans doute les jeunes générations ignorent qui il était. Peut-être les condisciples de Monsieur Hollande aux Sciences Politiques se souviennent de son nom sinon de ses écrits. Par delà son œuvre, son histoire résonne d’une image particulière, dans l’actualité qui accompagne son départ. Enfant juif d’une famille viennoise, il fut parmi les réfugiés que la France sut accueillir et cacher. Devenu français puis américain, il se voulait l’un et l’autre. Professeur à Harvard, il fut... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 septembre 2015

De l'Etranger

“Tu aimeras l’étranger car tu as été étranger dans le pays d’Egypte.“ Le commandement est simple, clair et s’adresse à chacun car chacun dans son expérience individuelle ou collective a connu une Egypte dont il était étranger. Le socle culturel délité des sociétés contemporaines ignore vraisemblablement la formule et le texte dont il est tiré mais celle-ci n’étant que morale humaine élémentaire reste à la portée de tous. Pourtant les regards apeurés d’enfants et de mères, jetés sur des bateaux, noyés souvent ou parvenant sur des... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 09:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 août 2015

D'Athalie et Dom Juan

Il y a quelques trente ou quarante ans, Roger Planchon fit une mise en scène de grande qualité d'Athalie et de Dom Juan, les comprenant comme un ensemble représenté dans cet ordre en deux soirées successives. L'intention qui faisait choix d'ignorer la chronologie de l'écriture - Racine publia Athalie en 1691 longtemps après que Molière eut représenté Dom Juan en 1665 - était d'illustrer l'évolution de l'époque moderne depuis la toute puissance de l'Eglise jusqu'à la libération de son emprise, l'épilogue de Dom Juan étant compris... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 09:33 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 août 2015

Du sang des autres

L’émotion qui secoua le pays après les attentats de janvier fut une réaction d’humanité à la barbarie même si les dirigeants regroupés loin du peuple furent en contrepoint l’illustration de la distance entre ce qu’un auteur contestable appelait le pays légal et le pays réel. L’émotion qui secoua le monde au spectacle des exécutions de l’“état islamique“, de leur mise en scène macabre et de l’indifférence des bourreaux, fut aussi une réaction d’humanité. Dans une moindre mesure, l’émotion que suscita la destruction de statues et de... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 09:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]