30 mars 2017

Des Perdants

Monsieur Macron commença sa campagne en indiquant que travailler permettait de s’acheter des costumes. Monsieur Fillon termine la sienne en démontrant que la réalité est sans doute plus complexe …. Il est trop tôt pour deviner le gagnant de la prochaine élection présidentielle mais il est déjà possible d’en connaître les perdants. Le premier perdant est une certaine forme d’équilibre politique. La France supporte le cumul des extrêmes sous réserve qu’il ne dépasse pas trente pour cent de son corps électoral. De la Libération à... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 15:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]

16 mars 2017

Du Vice et de la Vertu

La seconde famille de Mitterrand coûta plus cher au contribuable que ne le fera jamais la famille unique de Monsieur Fillon. Le citoyen fut indifférent à la folle défense de l’un et se choque de celle bien moindre de l’autre. Le fait n’est pas nouveau. Mazarin qui porta la France au plus près de son apogée s’enrichit au-delà du raisonnable et mourut comblé d’honneurs tandis que Fouquet dont la fortune à la fois bien et mal acquise fut moindre, vieillit et mourut à Pignerol. Devenu égalitaire à la Révolution, le Français à l’égal de... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 11:27 - Commentaires [1] - Permalien [#]
02 mars 2017

Du crime et de l’humanité

Caïn tua Abel, Jupiter tua Saturne lequel avait l’habitude fâcheuse de manger ses enfants, Agamemnon sacrifia Iphigénie, Romulus tua Remus et Abraham a bien failli tuer Isaac. Le meurtre est à ce point consubstantiel à l’humanité qu’il est présent dans tous ses récits ou mythes fondateurs. L’humanité a davantage tué l’homme que celui-ci n’a tué l’humanité et il est difficile de concevoir un crime contre celle-ci dont la nature serait différente de ceux dont elle porte la responsabilité. Intuitivement le crime contre l’humanité se... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 18:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 février 2017

D'un troublant inconfort

L’honnête homme au sens où ce mot s’entendait naguère, se retient du poison de la curée. Nous laisserons donc aux Tartuffe le soin de disserter sur la responsabilité réelle ou supposée de Monsieur Fillon dans l’affaire qui porte désormais le prénom de son épouse. En revanche, cette affaire est source de questionnements sur le fonctionnement de la démocratie française. La façon dont le Parquet Financier s’est saisi du dossier, l’a instruit et d’une certaine façon instrumentalisé en se gardant de la discrétion qui eut été requise,... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
02 février 2017

De Thierry Lévy

Il avait une façon inimitable de dire de l’ordonnance d’un juge qu’elle était indigente. Il portait jusqu’à l’extrême, l’exigence de celui qui savait que le rôle premier de l’avocat est de défendre, défendre même celui qu’aucun honnête homme ne voudrait connaître, que la société rêve d’enfermer jusqu’à l’oubli. Il devait croire en une rédemption immanente, ne supportant pas l’idée de la prison, a fortiori perpétuelle.  Il est vrai que la justice est aussi le sentiment de la justice et que la victime a autant sa place dans un... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:01 - Commentaires [0] - Permalien [#]
19 janvier 2017

De l’ombre portée

La France apprit de façon presque simultanée que son Président graciait madame Sauvage et ordonnait de temps en temps de dépêcher ad patres quelques ennemis de la République. La lettre de cachet pour élargir, l’ordre secret pour éliminer. La grâce de madame Sauvage est paradoxale en ce qu’avant d’être décidée, elle était réclamée par tout ce que la cause des droits des femmes pouvait réunir et qu’après, elle fut critiquée par nombre de magistrats. La grâce ne change pas le jugement lequel reste entier. Elle est seulement un pardon... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:46 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 janvier 2017

De l’un des deux

Dans un ménage à trois il faut être l’un des deux, disait Bismarck. Nul ne sait ce que Monsieur Trump connaît de Bismarck mais nolens volens il pourrait en être le disciple. Bipolaire jusqu’en 1989, dominé par les Etats-Unis ensuite, le monde est devenu un ménage à trois : Etats-Unis, Chine et Russie. Monsieur Trump a raison de ne pas vouloir demander l’autorisation de Pékin pour s’entretenir avec un dirigeant de Taiwan. Il a raison de s’inquiéter de l’annexion systématique par la Chine, de la mer du même nom. Il a raison de ne... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 11:32 - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 décembre 2016

De Berlin et d’Alep

Chacun qui fut Charlie, est aujourd’hui nécessairement et sans concession Berlinois. Que ce soit un journal satirique vidé de ses lecteurs, une épicerie casher ou Noël, deuxième fête de la chrétienté mais son symbole par excellence, rien ne peut être cédé de la démocratie, des libertés publiques, de la tolérance. A y regarder de près cependant, l’édifice est fragile. Depuis longtemps déjà, pour de nombreux cerveaux “désesprités“, la démocratie est une variable d’ajustement à moduler selon les circonstances. Ainsi Madame Royal aime... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:24 - Commentaires [2] - Permalien [#]
08 décembre 2016

Du Septennat

Du Septennat   Soit Monsieur Hollande a fait un bel ouvrage et il ne paraît pas utile de penser en confier la poursuite à son premier commis; soit l’ouvrage de Monsieur Hollande est mauvais et on voit mal que le premier commis fasse mieux. D’aucuns voudront justifier le troc éventuel par une analyse des personnalités, signifiant que le premier commis aurait meilleure étoffe que le Président. La démonstration en serait incertaine, tellement l’image agitée du militant arrivé, peine à l’emporter sur celle ronde et réjouie de son... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 18:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
24 novembre 2016

De la Tente à l’Isba

En 1814, Alexandre Ier dont les troupes occupaient Paris y fut acclamé par beaucoup et en faiseur de roi, contribua au retour des Bourbons. L’Histoire est un perpétuel recommencement et après avoir assuré sa propre emprise sur la Russie et avoir largement contribué à l’élection de Monsieur Trump, voilà que Monsieur Poutine s’évertue à propulser Monsieur Fillon vers l’Elysée. Les relations extérieures sont paradoxalement les habituelles absentes des débats électoraux ; paradoxalement car sitôt élu, l’impétrant préfère le jeu... [Lire la suite]
Posté par stephenmonod à 10:19 - Commentaires [0] - Permalien [#]